lundi 31 mars 2008

The game

Il doit y avoir un livre là-dessus. Quelque chose qui donne les règles à suivre, les deadlines à ne pas dépasser, les attitudes à adopter. Sérieusement, on veut me faire jouer à un jeu sans me dire les règles, et en plus, c’est mon cœur qu’il faudrait que je joue? Vraiment, vous êtes malades! Il n’y a que moi à qui il reste une once de bon sens ici et qui saisit l’absurdité de la situation?
De toute façon, je ne suis pas certaine d’aimer vraiment ce jeu-là, et pas seulement parce que je n'en comprends pas exactement les tenants et les aboutissants. Le flirt, d’abord. Ça va bien cinq minutes, mais franchement, on se lasse. C’est toujours la même petite mise en scène : lui qui me balance ses occupations, ses ambitions, ses talents, et moi qui feint d’être impressionnée alors que, les trois quarts du temps, je m’en balance comme de l’an quarante. Qu’est-ce que vous voulez, je suis un peu difficile à impressionner, c’est ça qui arrive quand on est mariée à Pierre le Grand – vous n’avez pas fondé une ville fabuleuse, vous n’avez pas créé la marine de votre pays, vous n’avez pas conquis la mer Baltique sur vos ennemis suédois? Vous ne m’impressionnez pas, peu importe le nombre de haussement de sourcils faussement émerveillés que je ferai en vous écoutant parler!
Parce que de toute façon, il y a si peu d’hommes intéressants. Il n’y a que des filles simplistes pour considérer la chose autrement. Le moindrement qu’on est d’une complexion un peu plus complexe, avec quelques boulons mal vissés, automatiquement c’est plus compliqué de trouver quelqu’un de sommairement compatible. J’imagine que lorsqu’on a un pedigree plus régulier, style infirmière de banlieue qui rêve d’un chien et de deux beaux enfants, bon caractère et pas trop de rêves insensés, ça s’arrange plus facilement de trouver quelqu’un qui nous comble. Moi, j’avais honnêtement abandonné de trouver le « match parfait » dont je rêvais. Quand j’expliquais, l’automne dernier, à ma meilleure amie quel était le genre d’homme que je cherchais, je concluais invariablement par : « Mais ça n’existe pas : intellectuel, sportif, qui veut une famille mais qui veut vivre des aventures ! Il va falloir que je choisisse ce qui est le plus important pour moi, oui, il va falloir que je fasse des choix ! » Je me rappelle qu’elle m’avait répondu : « T’as pas à faire de choix. Le gars qu’il est faut est quelque part. Moi, je l’ai trouvé, même si je pensais que ça ne se pouvait pas. » J’étais sceptique, quoique pleine d’espoir. Il fait bien avoir de l’espoir, sinon il ne reste plus qu’à s’ouvrir les veines ou à s’inscrire tout de suite à une banque de sperme en renonçant officiellement à une vie de couple épanouie. Je n’étais quand même pas prête à faire ça – come on, sans même avoir été capable d’avoir un couple sain ou tout simplement d’avoir un couple dont la longévité dépasse celle d’un maringouin. J’avais des choses à me prouver, et ça commençait à devenir urgent. À vingt ans, c’est bien d’être une courailleuse, ça s’appelle « explorer le marché » ; à vingt-trois ans, on peut encore avoir du charme en croqueuse d’hommes. Mais quand s’approche inexorablement la trentaine, ce n’est plus charmant, ni ingénu de papillonner de fleur en fleur (la tite abeille a travaille fort, biz, biz, biz, comme dirait Daniel Boucher), et on a un nom moins flatteur : « vieille fille », pour parler des filles qui ont trop mauvais caractère (ou un trop gros derrière) pour s’être casées quand c’était encore possible de le faire. Lorsqu’on devient une célibataire endurcie, alors là, il n’y a plus rien à faire. La partie du cerveau qui permet les compromis et les longues discussions s’est éteinte, à jamais. Et, à défaut de pouvoir imposer notre manque de souplesse à un homme, on tyrannise sa famille et on devient la tante désagréable dont chacun chuchote dans son dos : « Qu’elle aille se faire baiser, ça lui ferait vraiment du bien! »
Et puis, j’avais trouvé ce gars super. Mon cœur a fait trois triple salto arrière et un atterrissage carpé lors de notre premier rendez-vous. Je n’avais jamais éprouvé une telle complicité avec quelqu’un avant ça, parce qu’avant, j’étais jeune et je ne me connaissais pas assez pour savoir qui j’étais et ce que je cherchais. Et, bonus, j’avais assez « papillonné » et « exploré le marché » pour savoir qu’un gars qui fait faire des sauts périlleux à mon cœur, ça ne se trouve pas à tous les coins de rue en criant « Alain Goldberg ». J’étais décidée à faire des compromis. J’ai supporté son inconstance, ses défilades, ses « pardonne-moi, on repart à neuf », sans être idiote ou naïve, sans l’idéaliser, sans me faire d’idée, seulement parce que je croyais qu’il était parfait pour moi. The one, comme ils disent dans les séries américaines. Mais parfait ou pas, à un moment donné il faut accepter qu’on a perdu le match. J’ai hésité longuement… On se rappellera de mon post Time to say goodbye, qui était un article sur le thème du : « Quand sait-on qu’il faut partir? »
Avant, je savais quand m’en aller. J’avais des certitudes. Maintenant, je ne sais plus. C’est lui qui m’a privé de mes certitudes, parce que j’étais tellement sûre de lui, tellement sûre qu’il était fait pour moi, que son rejet – qui n’en est qu’un demi, le reste du chemin vers la sortie, c’est moi qui l’ait fait –, m’a fait vaciller dans toutes mes certitudes. C’est de là toute ma déprime, bien plus que pour l’avoir « perdu » - après tout, je ne l’ai jamais vraiment eu. C’est de ne plus savoir, de ne plus trop croire. J’ai toujours été consciente de ne pas trop comprendre les règles du jeu, mais maintenant, je ne suis même plus certaine de savoir quel est le jeu.
Can someone tell me, when do we start to have fun?! I ain't have any.






dimanche 23 mars 2008

Le pire hiver québécois à vie!






On dit ça à chaque année, mais apparemment que cette année, c'est vrai: c'est le pire hiver qu'on aura eu à vie, avec 505 centimètres de neige reçus à Québec depuis novembre et un nombre incroyable de tempêtes, dont plusieurs avec fermetures d'écoles, de lieux publics et d'autoroutes. Et - rien pour nous consoler -, on apprend qu'il reste encore environ 6 semaines à l'hiver. Pour le bénéfice des non-Québécois qui ne savent pas de quoi ça a l'air le pire hiver à vie du Québec, je vous offre quelques photos de notre hiver... Parce qu'au moins, c'est beau.





vendredi 14 mars 2008

Bonne fête à moi !

Eh oui, aujourd'hui j'ai une année de plus: 24 ans. Ça sonne adulte, il me semble. Quant à moi, il me manque encore un REER pour me considérer comme une vraie adulte! Et ça, ce n'est pas pour tout de suite!
Mes amis ont pensé à moi: Maude m'a fait un beau souper fondue hier soir et m'a acheté un cadeau, Christine s'est joint à nous pour sortir à La petite Grenouille, ma collègue Lucie m'a fait de beaux petits gâteaux (j'en ait mangé 4: fuck les carbs!), j'ai reçu des "bonne fête" par e-mail, facebook, sur mon répondeur, en chair et en os, c'était cool! Et j'ai eu droit aux questions habituelles de ma mère: "Qu'est-ce que tu veux comme souper de fête ?" Bref, assez super pour cette dernière année avant de devenir officiellement une vieille fille !
Maintenant il est 21:24, je suis seule chez moi (eh oui! travail oblige, les célébrations sont remises à plus tard, ça fait quand même bizarre d'être seule à ma fête...), et je réfléchis à ce que je voudrais vraiment comme cadeau de fête. Et j'ai trouvé la réponse, une fois de plus, dans une chanson:
"Je veux brûler encore une fois / Au brasier des premières fois"
Je vous laisse apprécier et la poésie, et le sens profond de la citation de la chanson L'iris et la rose de Renan Luce. Et je me souhaite un dernier BONNE FÊTE en ce 14 mars très, très zen!

samedi 1 mars 2008

Votre avis sur la question svp !

Je lisais une chronique du Elle Québec qui s'appelle "Les 10 choses que les hommes pensent mais ne disent pas" et c'était Éric Bernier, acteur notamment dans Les hauts et les bas de Sophie Paquin, qui y allait de ses observations. Une d'entre elles m'a particulièrement frappée :
"Non, votre prospect n'a pas eu une enfance difficile, il n'est pas en peine d'amour; s'il ne vous rappelle pas, c'est qu'il n'est pas amoureux. Point à la ligne!"
Je sollicite donc votre avis sur la question. Est-ce que l'intérêt des hommes se mesure aussi simplement que: "il ne m'appelle pas" = "il n'est pas intéressé" ? Et, ça nous amène à une deuxième question : est-ce que lorsqu'il n'est pas intéressé au même niveau qu'on peut être intéressée, est-ce que ça veut dire qu'il faut simplement passer au prochain numéro sans s'attendrir ? Avez-vous déjà fini par être séduit par quelqu'un qui ne vous intéressait pas spécialement au début ou bien est-ce que lorsque l'étincelle n'est pas là au départ, elle ne peut jamais apparaître ?
Merci de vous pencher sur la question !
Joannie, qui n'est pas du tout confuse sentimentalement en ce moment ! ;)