
Pour la majorité d'entre nous qui ne connaissont à peu près rien du conflit israélo-palestinien, sinon que les Palestiniens se font exploser et que les Israéliens répondent en leur tapant dessus, ce qui produit une impression d'incompréhension mêlée de l'opinion fort inutile que "ces gens-là seront toujours en guerre", voici un résumé très, très sommaire des origines du conflit.
Dans l'Antiquité, il existait une État juif, le royaume d'Israël, en Palestine. Cet État a fini par être conquis et les juifs sont été dispersés à travers le monde: ça s'appelle la diaspora et ça explique pourquoi à l'aube du 20e siècle, il y avait des juifs un peu partout dans le monde. Tout au long de leur histoire de peuple apatride, les juifs ont été victimes de persécution: dès le Moyen Âge, ils étaient mis dans des ghettos (le mot a d'ailleurs été inventé juste pour eux en Italie), accusés de toutes les épidémies, de toutes les famines, et persécutés; forcés de se distinguer en portant, notamment, l'étoile de David, etc. La Russie avec ses pogroms (massacres de juifs organisés), était particulièrement active du point de vue de la persécution. Ainsi, l'holocauste orchestré par les Nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale ne doit pas être perçue comme un phénomène isolé, mais bien comme "l'apothéose", horrible il est vrai, d'un phénomène latent depuis des siècles.
En 1945 donc, l'Occident découvre le génocide juif, organise de vaste procès pour condamner les coupables et invente une série de termes pour définir ce qui venait d'arriver: "génocide", "crime contre l'humanité", etc. Surtout, la communauté internationale a permis la reconstitution d'un État d'Israël: ainsi, mettant un terme à leur condition d'apatride (sans patrie), les juifs pouvaient retourner vers la "terre promise" et y vivre dans un État qui était le leur. (Ce mouvement s'appelle le mouvement sioniste: retour vers la terre de Sion).
Ça sonne très bien comme ça, surtout au sortir du plus effroyable génocide de l'histoire de l'humanité. Mais il y avait quelques petites difficultés techniques. La première, c'était que la Palestine n'était plus inoccupée: depuis des siècles, des Arabes y vivaient maintenant, les Palestiniens. L'ONU a soigneusement découpé le territoire, mais d'une façon qui ne faisait pas l'unanimité, ni d'un côté, ni de l'autre. La question de la ville de Jérusalem était particulièrement délicat, vu son importance religieuse tant pour les juifs que pour les musulmans (et pour les chrétiens aussi, d'ailleurs), et c'est pourquoi elle a été placée sous le contrôle de l'ONU. Les Palestiniens, supportés par l'ensemble des pays arabes, ont rejeté le plan de partage. Bien que les accords de partage prévoyaient la création d'un État palestinien, celui-ci n'a jamais été officiellement créé et les Palestiniens se sont retrouvés à leur tout apatrides. Au cours des nombreuses guerres qui ont éclaté entre Israël et la Palestine, Israël a grignoté du territoire palestinien (dont Jérusalem, qu'elle a déclaré être sa capitale - mais la communauté internationale ne l'a pas reconnue comme telle) qu'elle occupe militaire. Les Palestiniens des territoires occupés se retrouvent, pour la plupart, dans des camps de réfugiés. Ces camps sont d'excellents foyers de terrorisme, on le conçoit facilement: des milliers de personnes détenues sur leur propre territoire ou rejeté de celui-ci, c'est effectivement un terreau idéal pour la violence.
Israël a un allié de taille, les États-Unis, qui le fournissent notamment en armes, ce qui explique l'incroyable supériorité de ce minuscule État sur leur voisins arabes. Il bénéficie également de l'appui tacite de la communauté internationale qui n'ose pas contester ses politiques. On sait déjà que de contester Israël, c'est encourir d'être taxé d'antisémite, comme si l'un avait un lien avec l'autre. À cause de la complaisance de la communauté internationale, encore porteuse de son sentiment de culpabilité hérité en 1945, les Palestiniens sont laissés à eux-mêmes. La vérité est qu'Israël utilise des moyens de répression absolument discutables et qu'il faudrait au moins avoir le courage d'en discuter.
L'actualité prouve que le problème n'est pas réglé. Aujourd'hui, Israël a fondu sur la Palestine avec toute la force de son armée pour répondre à un acte terroriste complètement disproportionné. Et la communauté internationale se contente de grimacer sans rien dire, comme si les Israéliens étaient intouchables.
Il ne s'agit pas de contester l'horreur du génocide juif que de s'insurger contre les politiques de l'État d'Israël. La culpabilité ne doit pas faire perdre son sens critique. C'est facile de blâmer les Palestiniens pour leurs actes terroristes (qui sont blâmables, en effet), mais il faut aussi prendre en considération l'état démuni dans lequel ils se retrouvent avant de porter un jugement. À mon avis (mais il ne s'agit que d'un opinion sans prétention) et aussi peu politically correct que ça puisse paraître, je considère que la communauté internationale a été irresponsable d'autoriser la création d'un État d'Israël dans un territoire appartenant à un autre peuple. Il serait temps qu'elle prenne ses responsabilités pour venir en aide au peuple qui est maintenant opprimé par sa faute. Surtout, il est temps d'arrêter de se laisser intimider par Israël à cause de la vieille culpabilité de 1945. Israël est un État qui pose des gestes politiques. De les critiquer n'a rien à voir avec le sentiment qu'on a face au peuple juif. Point à la ligne!
Dans l'Antiquité, il existait une État juif, le royaume d'Israël, en Palestine. Cet État a fini par être conquis et les juifs sont été dispersés à travers le monde: ça s'appelle la diaspora et ça explique pourquoi à l'aube du 20e siècle, il y avait des juifs un peu partout dans le monde. Tout au long de leur histoire de peuple apatride, les juifs ont été victimes de persécution: dès le Moyen Âge, ils étaient mis dans des ghettos (le mot a d'ailleurs été inventé juste pour eux en Italie), accusés de toutes les épidémies, de toutes les famines, et persécutés; forcés de se distinguer en portant, notamment, l'étoile de David, etc. La Russie avec ses pogroms (massacres de juifs organisés), était particulièrement active du point de vue de la persécution. Ainsi, l'holocauste orchestré par les Nazis pendant la Deuxième Guerre mondiale ne doit pas être perçue comme un phénomène isolé, mais bien comme "l'apothéose", horrible il est vrai, d'un phénomène latent depuis des siècles.
En 1945 donc, l'Occident découvre le génocide juif, organise de vaste procès pour condamner les coupables et invente une série de termes pour définir ce qui venait d'arriver: "génocide", "crime contre l'humanité", etc. Surtout, la communauté internationale a permis la reconstitution d'un État d'Israël: ainsi, mettant un terme à leur condition d'apatride (sans patrie), les juifs pouvaient retourner vers la "terre promise" et y vivre dans un État qui était le leur. (Ce mouvement s'appelle le mouvement sioniste: retour vers la terre de Sion).
Ça sonne très bien comme ça, surtout au sortir du plus effroyable génocide de l'histoire de l'humanité. Mais il y avait quelques petites difficultés techniques. La première, c'était que la Palestine n'était plus inoccupée: depuis des siècles, des Arabes y vivaient maintenant, les Palestiniens. L'ONU a soigneusement découpé le territoire, mais d'une façon qui ne faisait pas l'unanimité, ni d'un côté, ni de l'autre. La question de la ville de Jérusalem était particulièrement délicat, vu son importance religieuse tant pour les juifs que pour les musulmans (et pour les chrétiens aussi, d'ailleurs), et c'est pourquoi elle a été placée sous le contrôle de l'ONU. Les Palestiniens, supportés par l'ensemble des pays arabes, ont rejeté le plan de partage. Bien que les accords de partage prévoyaient la création d'un État palestinien, celui-ci n'a jamais été officiellement créé et les Palestiniens se sont retrouvés à leur tout apatrides. Au cours des nombreuses guerres qui ont éclaté entre Israël et la Palestine, Israël a grignoté du territoire palestinien (dont Jérusalem, qu'elle a déclaré être sa capitale - mais la communauté internationale ne l'a pas reconnue comme telle) qu'elle occupe militaire. Les Palestiniens des territoires occupés se retrouvent, pour la plupart, dans des camps de réfugiés. Ces camps sont d'excellents foyers de terrorisme, on le conçoit facilement: des milliers de personnes détenues sur leur propre territoire ou rejeté de celui-ci, c'est effectivement un terreau idéal pour la violence.
Israël a un allié de taille, les États-Unis, qui le fournissent notamment en armes, ce qui explique l'incroyable supériorité de ce minuscule État sur leur voisins arabes. Il bénéficie également de l'appui tacite de la communauté internationale qui n'ose pas contester ses politiques. On sait déjà que de contester Israël, c'est encourir d'être taxé d'antisémite, comme si l'un avait un lien avec l'autre. À cause de la complaisance de la communauté internationale, encore porteuse de son sentiment de culpabilité hérité en 1945, les Palestiniens sont laissés à eux-mêmes. La vérité est qu'Israël utilise des moyens de répression absolument discutables et qu'il faudrait au moins avoir le courage d'en discuter.
L'actualité prouve que le problème n'est pas réglé. Aujourd'hui, Israël a fondu sur la Palestine avec toute la force de son armée pour répondre à un acte terroriste complètement disproportionné. Et la communauté internationale se contente de grimacer sans rien dire, comme si les Israéliens étaient intouchables.
Il ne s'agit pas de contester l'horreur du génocide juif que de s'insurger contre les politiques de l'État d'Israël. La culpabilité ne doit pas faire perdre son sens critique. C'est facile de blâmer les Palestiniens pour leurs actes terroristes (qui sont blâmables, en effet), mais il faut aussi prendre en considération l'état démuni dans lequel ils se retrouvent avant de porter un jugement. À mon avis (mais il ne s'agit que d'un opinion sans prétention) et aussi peu politically correct que ça puisse paraître, je considère que la communauté internationale a été irresponsable d'autoriser la création d'un État d'Israël dans un territoire appartenant à un autre peuple. Il serait temps qu'elle prenne ses responsabilités pour venir en aide au peuple qui est maintenant opprimé par sa faute. Surtout, il est temps d'arrêter de se laisser intimider par Israël à cause de la vieille culpabilité de 1945. Israël est un État qui pose des gestes politiques. De les critiquer n'a rien à voir avec le sentiment qu'on a face au peuple juif. Point à la ligne!
